Petite histoire de l'obélisque de l'École
15 February 2016

Lors de l’Exposition universelle de 1878, le ministère des Travaux publics expose une série d’échantillons de matériaux de construction provenant des principales exploitations françaises. Une partie de la collection, placée à l’extérieur le long du pavillon du ministère, est composée de 27 gros blocs de pierres de taille. Ils sont extraits des principales carrières exportant à l’étranger et parmi eux figure un obélisque monolithe en granit de la Manche.
Ces grosses pierres de taille avaient été rassemblées par les soins de Léon Durand-Claye, ingénieur en chef des ponts et chaussées, professeur de chimie et directeur du laboratoire de l’École nationale des ponts et chaussées.

En 1880, le ministère remet à l’École l’obélisque ainsi que deux gros blocs de granit pour servir à l’enseignement des élèves en minéralogie et géologie. Ils sont placés dans le jardin situé à l’arrière de l’hôtel particulier de la rue des Saints-Pères.
La même année, le directeur de l'École, Léon Lalanne propose de transformer l’obélisque en monument aux morts à la mémoire de deux ingénieurs morts pendant la guerre de 1870. Les noms des victimes des deux guerres mondiales y seront également inscrits par la suite.
En 1950, lors de la construction de l'amphithéâtre, le jardin est supprimé et le monument aux morts déplacé dans la première cour de l’établissement.
Le 19 août 2008, ces trois vestiges ont quitté définitivement la rue des Saints-Pères pour rejoindre l’École à Champs-sur-Marne.

L’obélisque provient des carrières des Iles Chausey (Manche).
Il mesure plus de 9 mètres de haut et son poids est estimé entre 15 et 18 tonnes.

Les deux blocs proviennent des carrières de Kersanton (granit gris) et Laber [l'Aber] (granit rose), dans le Finistère.
Leur poids est estimé à environ 3,50 tonnes chacun.