Des données bien ordonnées

Carnet de terrain

Document 1 : Carnet de terrain de Prony, 1790

Le carnet de laboratoire évolue

En 1790 Prony tenait un carnet de terrain (document 1), crayon en main ; il y consignait les mesures relatives au nivellement des quais de la Seine. On voit qu’il recopie par-dessus ses notes à l’encre en ajoutant des dessins et en omettant les calculs.

Nous avons également retrouvé les procès-verbaux d’analyses du laboratoire de l’École des Ponts et Chaussées (document 2) : on y consignait des analyses avec les noms des commanditaires, la date des demandes et les résultats obtenus. Ce document illustre une analyse demandée le 18 octobre 1756 par l’ingénieur Mille, portant sur le goût du lait d’une vache nourrie de fourrage provenant de cultures arrosées par les eaux du Dépotoir Municipal de Paris. Mille préconisait en effet d’utiliser les eaux d’égouts comme engrais liquide. Les résultats sont d’ailleurs la source d’un article scientifique (extrait du document 3).

Aujourd'hui, le chercheur peut utiliser un carnet de laboratoire électronique, un outil qui permet de centraliser les données et les métadonnées qui les décrivent. Il en existe différents types (voir ci-dessous), leurs fonctionnalités principales sont :
La sauvegarde et le versionnage des fichiers pour conserver l’historique des données ou sources de données et aider à prouver si besoin une antériorité
L’intégration dans un workflow de gestion de données : création de datasets, aide à la publication de data papers, dépôt en entrepôt, etc.
L’association de texte et de code qu’on peut exécuter à la volée dans certains outils
Le partage et contrôle d’accès pour du travail collaboratif

Les carnets de labo électroniques

Les carnets de labo électroniques
Quelques exemples de carnets de laboratoire électroniques :
Open Science Framewok : https://osf.io
Hivebench : https://www.hivebench.com
Jypiter Notebook : http://jupyter.org
Hydroshare : https://www.hydroshare.org
LabArchive : http://www.labarchives.com
Labfolder : https://www.labfolder.com

Le plan de gestion de données

Le Plan de Gestion de données (PGD) ou Data Management Plan (DMP) est un document élaboré au tout début du projet pour définir le rôle et la responsabilité de chacun dans la gestion des données et pour identifier les types de données produites ou collectées, lesquelles pourront être partagées, à quelle date, et selon quelles conditions.
L'objectif est de pouvoir s’y référer à tout moment au cours du cycle de vie des données. Il existe des outils d’aide à la rédaction d’un DMP comme par exemple DMP OPIDoR.
En 1790 Prony tenait un carnet de terrain (document 1), crayon en main ; il y consignait les mesures relatives au nivellement des quais de la Seine. On voit qu’il recopie par-dessus ses notes à l’encre en ajoutant des dessins et en omettant les calculs.
Nous avons également retrouvé les procès-verbaux d’analyses du laboratoire de l’École des Ponts et Chaussées (document 2) : on y consignait des analyses avec les noms des commanditaires, la date des demandes et les résultats obtenus. Ce document illustre une analyse demandée le 18 octobre 1756 par l’ingénieur Mille, portant sur le goût du lait d’une vache nourrie de fourrage provenant de cultures arrosées par les eaux du Dépotoir Municipal de Paris. Mille préconisait en effet d’utiliser les eaux d’égouts comme engrais liquide. Les résultats sont d’ailleurs la source d’un article scientifique (extrait du document 3).