L’École nationale des ponts et chaussées pendant la Grande Guerre
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Raconter l’histoire d’une école d’ingénieurs pendant la Première Guerre mondiale est un choix paradoxal. En effet, l’âge de ses élèves les désigne tout naturellement pour être immédiatement mobilisables et, par conséquent, comme dans de nombreux établissements en France, les activités ordinaires d’enseignement sont immédiatement vidées de leur sens et stoppées.

Les membres de la direction de l’École nationale des ponts et chaussées, que l’âge préserve de la mobilisation, restent toutefois en place et maintiennent le lien par leur présence sur les lieux. Tout au long de la guerre, ils s’efforcent de se préparer à une hypothétique reprise, dont la date est sans cesse repoussée.

En fait, comme partout, c’est un véritable bouleversement qui secoue l’établissement.

Occupée, pendant toute la durée du conflit, par des organismes liés de près ou de loin à la guerre, l’École participe de plusieurs manières à l’effort collectif. Le sacrifice de ses élèves en constitue l’illustration la plus douloureuse.

Après la guerre, l’offre d’enseignement est totalement revue et adaptée dans le souci de réintégrer au mieux les jeunes démobilisés qui reviennent au gré de leur état de santé. Certains enseignements sont alors abandonnés car jugés dépassés ou superflus tandis que d’autres apparaissent, liés aux progrès technologiques. La même évolution s’effectue en parallèle dans les services de l’établissement dont certains disparaissent alors totalement.

Plus généralement, les modifications en profondeur ne cessent de s’accroître, remodelant l’établissement qui aurait pu rester une sorte de conservatoire du métier d’ingénieur et contribuant, quelques décennies plus tard, à construire l’École nationale des ponts et chaussées que nous connaissons aujourd’hui.

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