La Bibliothèque numérique patrimoniale en projets

  1. L’École et son patrimoine
  2. L'équipe projet
  3. Chronologie du projet
  4. La création de la Bibliothèque numérique patrimoniale
  5. Les données de la Bibliothèque numérique patrimoniale s'exposent

1. L’École et son patrimoine

Créée en 1747, l'École nationale des ponts et chaussées est l'une des plus anciennes écoles d'ingénieurs au monde. Elle a formé des générations d'ingénieurs qui, à leur tour, ont façonné le monde au-delà des frontières nationales par la dissémination des avancées scientifiques et techniques de leur époque et la réalisation de grands projets d’ouvrage d’art.

L’École a compté dans ses rangs des enseignants de renom aussi prestigieux que Georges Bechmann, Jacques Bresse, Albert Caquot, Philippe Croizette-Desnoyers, Ferdinand de Dartein, Alfred Durand-Claye, Paul Guillemain, Paul Haag, Charles-François Mandar, Charles-Jospeh Minard, Romain Morandière, Claude Navier, Maurice d’Ocagne, Emile Quinette de Rochemont, Jean Résal, Léonce Reynaud, Paul Séjourné, François Voisin-Bey, etc. dans des disciplines telles que l’analyse, l’architecture, le béton armé, la chimie, les constructions civiles, maritimes, métalliques, le droit, l’économie politique et sociale, la géologie et minéralogie, l’hydrologie, la mécanique, la navigation intérieure, la photographie, la physique, les routes, etc.

Les fonds patrimoniaux de l'École sont des témoignages précieux de ce passé. La Bibliothèque numérique patrimoniale offre l'opportunité de diffuser ce patrimoine auprès d'un large public intéressé par l'histoire de l'École et par l’histoire des sciences et des techniques.

Haut

2. L'équipe projet

Administration technique et fonctionnelle : Brunilde Renouf
Responsable des contenus documentaires : Catherine Masteau, responsable du pôle Patrimoine, assistée de Guillaume Saquet
Développement informatique : Marilyne Guillebaud et Laurent Gonthier

Haut

3. Chronologie du projet

Le partenariat avec la Bibliothèque nationale de France (BnF)

1997 : Grâce au partenariat avec la BnF, l'École fait numériser en noir et blanc près de 4 000 photographies ayant trait aux ouvrages d’art et aux grands travaux publics en France. Ces photographies intègrent la première version de la Bibliothèque numérique de la BnF, Gallica.

1998 : Numérisation de près de 3 000 dessins et près de 5 000 photographies qui seront dès 1999 sur une base d’images Micromusée consultables dans les locaux de l’École

2001 : En 2001, près de 2 000 cartes anciennes numérisées enrichissent la base Micromusée.

L'École obtient le statut de "pôle associé" de la Bibliothèque nationale de France dans le domaine du génie civil, ouvrant ainsi la voie à un renforcement de la coopération documentaire avec cette institution pour ce qui concerne le champ des sciences et techniques de la construction.

2004 : Les 8èmes Journées des pôles associés organisées par la BnF ont pour thème : «Patrimoine écrit et numérisation: quelle(s) politique(s) de conservation, de signalement et de diffusion pour le réseau français?». De ces journées émerge la volonté de constituer des corpus thématiques à partir de documents issus d’une ou de plusieurs collections. C’est ainsi que prend forme le projet de numériser la collection des Annales des ponts et chaussées afin de renforcer la valorisation de ce corpus et d’offrir aux chercheurs la possibilité de faire des recherches en texte intégral.

Ce projet est complémentaire de la politique de numérisation des revues techniques menée par la BnF mais aussi de la numérisation des collections iconographiques de l’École aujourd'hui accessibles depuis la photothèque.

En décembre, une première réunion de travail entre la BnF et l’École permet de définir les contours du projet : estimation des pages et images, possibilités du serveur, choix techniques, etc.

2005-2009 : Un programme de travail commun est établi en concertation avec la BnF. Le programme de numérisation porte sur les années 1831 à 1931 des Annales des ponts et chaussées, soit près de 109 000 pages imprimées et 2 500 planches à numériser aux formats TIFF et JPEG. L’appel d’offre est lancé en 2006 et le marché est notifié en septembre de la même année.

2010 : Le texte intégral de la collection des Annales des ponts et chaussées est accessible sur Gallica.

Le Comité d’orientation de la Bibliothèque numérique patrimoniale

Un Comité d’orientation de la Bibliothèque numérique patrimoniale est constitué en 2010. Il réunit des chefs de service de l’École, des chercheurs et des experts de la BnF et du Comité d'histoire du ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie (MEDDE). Les délibérations de 2010 conduisent à retenir deux corpus : les journaux de mission (rapports de stages des élèves) et les cours de l’École. La collaboration avec la BnF se poursuit par la numérisation de ces deux corpus.

Les cours du XIXe siècle, soit un ensemble de près de 140 000 pages, sont confiés au prestataire Diadéis qui achève leur numérisation fin 2011.

Entre 2011 et 2012 sont numérisés 35 journaux de mission (près de 10 000 pages), les Annales des ponts et chaussées de 1932 à 1941 (près de 14 000 pages), les Annales des ponts et chaussées, série juridique, de 1831 à 1932, et enfin est effectuée l’océrisation des Annales des ponts et chaussées de 1831 à 1931.

Un second chantier de numérisation consacré aux photographies, aux dessins relevant des phares et aux journaux de mission dits «fragiles» démarre dans les locaux de l’École sous la responsabilité de la société Arkhênum.

Le partenariat avec la direction des Affaires Maritimes (DAM)

En juillet 2011, une convention est signée entre l’École nationale des ponts et chaussées et la direction des Affaires Maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement à l’occasion de la commémoration du bicentenaire de la Commission des phares. La direction des Affaires Maritimes demande ainsi la numérisation de documents originaux relevant de la mémoire des phares. L’École numérise donc photographies, dessins, imprimés et manuscrits qui viennent alimenter en décembre 2013 la Bibliothèque des phares, site Internet mettant à l’honneur un patrimoine documentaire d’exception sur les phares et les balises : http://bibliothequedesphares.fr. Cette plate-forme est une préfiguration de la future Bibliothèque numérique patrimoniale.

2012 : Les deux chantiers de numérisation se poursuivent et concernent une partie des journaux de mission, des procès-verbaux de l’École, des cartes de Charles-Joseph Minard, une série de photographies et la poursuite des Annales des ponts et chaussées.

En parallèle, l'École se lance dans le programme de numérisation de masse entrepris par la BnF.

2013 : La numérisation des séries juridique et technique des Annales des ponts et chaussées est achevée par le prestataire Numen (qui a repris la société Diadéis).

Numérisation de masse des périodiques

Effectuée dans le cadre du programme de numérisation de masse de la BnF, la numérisation des périodiques s’achève en 2013 pour les revues suivantes : Revue générale des chemins de fer (1878-1942), Le Génie civil (1880-1942), Journal du Génie civil (1828-1847), Annales des chemins vicinaux (1845-1895), Portefeuille des conducteurs des ponts et chaussées et des gardes mines (1857-1886), ce qui représente un total de 188 951 pages.

Bientôt visibles sur la Bibliothèque numérique patrimoniale

La Bibliothèque numérique patrimoniale est encore appelée à s’enrichir de nouvelles collections grâce à de nouveaux partenariats et à la mise en place de programmes d’appels aux dons destinés à soutenir les campagnes de numérisation et de restauration des documents.

Actuellement en cours de traitement ou de numérisation, plusieurs corpus alimenteront prochainement la Bibliothèque numérique parmi lesquels :

  • les Annales des ponts et chaussées (1831-1931) avec recherche plein texte
  • des monographies sur les canaux, les ponts, etc.
  • le fonds “Chine” rejoignant la collection “Documents imprimés et manuscrits
  • les registres Colbert consultables depuis la collection “Documents imprimés et manuscrits
  • des documents sur le canal de Briare accessibles depuis la collection “Documents imprimés et manuscrits
  • des manuscrits et plans aquarellés de Charles-François Mandar
  • des documents relatifs au Maroc
  • des documents relatifs aux phares et aux balises visant à compléter la collection de la Bibliothèque des phares de l'École : http://bibliothequedesphares.fr
  • et divers manuscrits et imprimés.

Haut

4. La création de la Bibliothèque numérique patrimoniale

Formats d'encodage

Les premiers chantiers de numérisation ayant précédé la création de la Bibliothèque numérique patrimoniale, le choix du format d'encodage était large. Le partenariat avec la BnF et la numérisation pour Gallica d’un siècle d'Annales des ponts et chaussées nous a orienté vers le format XML/RefNum. Ce schéma XML, conçu par la BnF pour les besoins de l’import des fichiers images dans Gallica, comporte des métadonnées de production, bibliographiques et de structure. Les métadonnées de structure caractérisent les images du document, leur fonction et place au sein du document. Cette finalité limitée à l’import explique que les métadonnées bibliographiques sont minimalistes et excluent les mots clés. Les notices doivent alors être enrichies par une synchronisation avec le catalogue de la bibliothèque. En adoptant la RefNum, nous avions aussi la garantie de pouvoir importer facilement les fichiers des Annales des ponts et chaussées dans la Bibliothèque numérique.

Nous projetons désormais de délaisser le format XML/Refnum pour adopter un format standard de description de documents, le format XML/METS. Ce projet fera l'objet d'un chantier de conversion de nos données en 2017.

Haut

Omeka

La Bibliothèque numérique patrimoniale de l'École repose sur la solution open source Omeka du Roy Rosenzweig Center for History and New Media et de la George Mason University. Cette solution a été jugée particulièrement souple par le grand choix de plugins et de fonctionnalités qui peuvent être activés ou désactivés. En outre, elle est portée par une importante communauté de bibliothécaires et d'informaticiens dans le monde et cette communauté en France ne cesse de s'agrandir.

Pour l'import des documents numérisés, c'est finalement la solution d'import Talend (ETL) qui a été retenue par le service informatique de l'École. Cette solution gère à la fois l'import des fichiers images et des fichiers XML (RefNum et alto), mais aussi la transformation des fichiers images : insertion du filigrane, redimensionnement, réduction de la résolution pour en alléger le poids.

Le projet a réellement démarré à l'automne 2011 et sa mise en production avec ouverture sur Internet a abouti début 2014. Cependant, une montée de version et un travail supplémentaire sur l'habillage graphique du site ont été jugés nécessaires avant de lancer une opération de communication pour la promotion du site. Ces travaux ont abouti début 2015.

Haut

En bref, les fonctionnalités et les contenus proposés

La Bibliothèque numérique patrimoniale offre aujourd’hui les fonctionnalités suivantes : le feuilletage en ligne des documents, la recherche en plein texte pour les documents imprimés, l'impression, le zoom ou grossissement des images, la rotation des images, la recherche par tags ou encore la recherche avancée sur l'ensemble du site.

Les métadonnées bibliographiques issues de l'import des fichiers XML/RefNum ont été enrichies par la récupération de métadonnées issues du catalogue. Des liens entre les notices du catalogue et celles de la Bibliothèque numérique patrimoniale ont été établis pour permettre une navigation entre les deux bases.

La rubrique “Collections” est le point d’entrée privilégié pour accéder aux documents. Les rubriques “Disciplines”, “Portraits” ou “Expositions” proposent des entrées transverses et offrent ainsi des éclairages différents. Par exemple, la rubrique “Disciplines” propose pour chacune des disciplines enseignées à l’École, une chronologie, le nom des enseignants et si possible les cours associés.

Haut

Refonte du design par la société Ideanov

La refonte du design a été confiée à la société Ideanov en fin d’année 2014. La prestation d'Ideanov s'est achevée en février 2015 offrant ainsi une seconde peau à la Bibliothèque numérique patrimoniale désormais plus moderne, attractive mais surtout plus ergonomique. Elle est aujourd'hui consultable depuis n’importe quel support numérique et s’adapte à tous les formats selon les critères du responsive design.

La prestation s'est accompagnée de l'intégration de nouveaux contenus : création d’espaces dédiés aux actualités du pôle Patrimoine, aux expositions virtuelles ou encore aux portraits d'ingénieurs. De nouvelles fonctionnalités ont également été ajoutées afin de faciliter la navigation entre les contenus et leur accessibilité : recherche par tags ; tri sur l’affichage des documents appartenant à une même collection ; création de relations entre des documents consultables depuis les boutons “Documents associés” (Plugin Item Relations) présents dans les rubriques “Disciplines” et “Portraits”, etc.

Haut

Évolutions futures et fonctionnalités à venir

De nouvelles fonctionnalités ou contenus doivent encore être ajoutés : le téléchargement des fichiers PDF des documents viendra compléter la fonctionnalité d'impression, le surlignage dans le texte de l'occurrence des mots recherchés, la création de table des matières, etc. D'autres développements non visibles du public mais néanmoins déterminants sont prévus, à savoir l'abandon de l'XML RefNum pour un format standard, l'XML/METS.

5. Les données de la Bibliothèque numérique patrimoniales s'exposent

Depuis février 2016, la création d'un entrepôt OAI-PMH permet d'exposer les données de la Bibliothèque numérique patrimoniale des Ponts, c'est-à-dire de les partager avec d'autres institutions grâce à un protocole technique d'échange standardisé. Répondant aux principes de l'open access, cet entrepôt permet d'améliorer le référencement et la visibilité des ressources documentaires de la Bibliothèque numérique patrimoniale des Ponts.

L'entrepôt est structuré en plusieurs jeux de données : les sets thématiques fournissent les métadonnées correspondant aux collections documentaires consultables depuis la rubrique "Collections" tandis que d'autres sets regroupent les notices par typologie documentaire (imprimés, manuscrits, cartes, dessins, périodiques, photographies).
Les données sont exposées au format Dublin Core simple, format de description bibliographique garantissant l’interopérabilité entre les systèmes.
La structuration de l'entrepôt OAI-PMH et la normalisation des métadonnées respectent les préconisations de la Bibliothèque nationale de France et de Gallica, ainsi que celles d'Europeana.

Le développement de cet entrepôt a été en grande partie réalisé par Limonade & Co, agence spécialisée en ingénierie documentaire. Pour en savoir plus sur cette réalisation, consultez l'article dédié : http://www.limonadeandco.fr/entrepot-oai-de-la-bibliotheque-numerique-patrimoniale-des-ponts/

L'entrepôt OAI-PMH de la Bibliothèque numérique patrimoniale est interrogeable depuis cette adresse : http://patrimoine.enpc.fr/oai-pmh-repository/request?verb=Identify
La mise à jour des données est automatique.

La Bibliothèque numérique patrimoniale constitue une base de données de contenus numérisés, produite par l’École nationale des ponts et chaussées, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Les métadonnées des notices bibliographiques sont mises à disposition et peuvent être moissonnées et exposées librement à l’aide du protocole OAI sous réserve de la mention de source.